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martes, 21 de septiembre de 2010

Exiles intérieurs




Exiles intérieurs
Dans ton espace est tout ce que tu assumes d'espace,
tout ce qui tu occupes comme partie du monde,
tout ce qui du monde fait partie de toi.
Toi, comme poids dans la pierre. Comme le rouge
dans la rose. Comme l'air dans l'arbre. Comme le poing dans le poème.
Et si un jour tu regardais et trouvais des chevaux
même s'ils n'étaient pas de chevaux, et toi
tu verrais des chevaux
(même s'ils n'étaient que fumée), parce que toi tu vois des chevaux,
ils pourraient être tes chevaux et t'emporter très loin
et t'apprendre au galop
ce qui n'existe pas mais nous paraît exister
et ce qui resurgit et pousse et se tient là, brillant, depuis toujours,
depuis toujours attendant des chevaux
lumineux avec un homme qui admet :
il n'ya que nous à mentir les vérités.
Et alors tu te poses et tes chevaux boivent
et une étendue très grande
comme un livre avec toute la nuit et les étoiles,
comme un verset géant d'où tombe l'eau
devient ton espace,
le regard de tes yeux,
la dimension de tes mains,
l'instant très fugace, la réalité très longue.
Et alors tu chevauches, sur tes chevaux agiles,
bien qu'ils soient des pétales qui restent en arrière,
bien qu'ils soient des vagues qui meurent dans le sable,
bien qu'ils soient des chevaux, si beaux,
si brefs.

Traducción: Jean Dif
Realización: Catamaram

lunes, 30 de agosto de 2010

Qu'en serait-il du temps


Qu'en serait-il du temps
sans son futur aigu?


Qu'est-ce qui surgirait de la fumée
sans sa portion
de temps.


La nuit asphyxierait
ses planètes
si nul
à jamais déjà
ne venait à les adorer.
Le
jour
serait
si
court
si nous étions miroir.


Toute
la
route
jusqu'à
demain
serait de glace.


Les années se dilateraient
sous l'embrasement d'un baiser.


Les antilopes
la musique
l'arc-en-ciel
les heures, la chaleur
la faim
sauteraient de joie
si je devenais l'initiateur d'un siècle.


Serait-il plus convenable de mourir un jour plus tôt?


Traduction: Jean Dif
Voix: Alan Grishman

lunes, 16 de agosto de 2010

Qu'en serait-il du temps




Qu'en serait-il du temps
sans son futur aigu?

Qu'est-ce qui surgirait de la fumée
sans sa portion
de temps.

La nuit asphyxierait
ses planètes
si nul
à jamais déjà
ne venait à les adorer.
Le
jour
serait
si
court
si nous étions miroir.

Toute
la
route
jusqu'à
demain
serait de glace.

Les années se dilateraient
sous l'embrasement d'un baiser.

Les antilopes
la musique
l'arc-en-ciel
les heures, la chaleur
la faim
sauteraient de joie
si je devenais l'initiateur d'un siècle.

Serait-il plus convenable de mourir un jour plus tôt?

Traduction et voix: Jean Dif

domingo, 8 de agosto de 2010

Ruines d'Olympie



Olympie. L'aube. Déjà
le printemps.
Lente, la lumière du jour oint son corps

d'une huile très tiède,
comme une jeune déesse
éprise d'un athlète mortel.

Ce peu de choses que je vois:
un olivier, la rosée sur le marbre
et l'aspect humain de la terre
c'est la vie.


Traduction: Jean Dif